Cette année, la cérémonie de remise des Prix littéraires s’est déroulée à huis-clos en compagnie des dignitaires et des lauréats à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière le jeudi 1er octobre 2020.

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Crédit photo : Rocket Lavoie

 

Découvrez tous les finalistes et les commentaires des jurys

La rédaction des commentaires des jurys a été réalisée par Sandra F. Brassard.

Catégorie Roman

© Sophie Gagnon Bergeron

Lauréat

Paul Kawzack pour Ténèbre
 
(La Peuplade)

Commentaire du jury

Paul Kawczak éblouit avec ce roman-jungle touffu, voluptueux, à la prose absolument flamboyante. Racontant l’expédition de Pierre Claes, géomètre mandaté par le roi Léopold II pour délimiter les frontières du Congo, l’œuvre explore les ténèbres de l’Afrique et du cœur de l’humain. Au-delà de la dénonciation du colonialisme, une histoire d’amour aux critères revisités mène à la rencontre de personnages sombres et complexes qui se perdent dans les profondeurs exotiques d’un continent meurtri. Histoire de la découpe d’un pays par les étoiles et de la mutilation d’un corps, le beau et le sordide se croisent sur cette terre africaine où jeux de pouvoir, maladie, érotisme et cruauté se soldent par une mort exquise une mission maudite dès le départ. Ce texte intemporel au romantisme noir se démarque par son génie narratif : du grand art !

Biographie

Paul Kawczak est né à Besançon dans l’est de la France. Il vit aujourd’hui à Saguenay. Doctorant en lettres à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié divers articles, textes de fiction et poèmes dans différentes revues universitaires et culturelles telles que Zone Occupée, Nuit Blanche, Virages, …Lapsus ! ou encore La Bonante. Il a participé à des lectures publiques de textes notamment dans le cadre des soirées du collectif 3REG. Ténèbre est son premier roman.

 

© Justine Latour

Finaliste

Patrick Nicol pour Les manifestations
 
(Le Quartanier)

Commentaire du jury

Cet excellent roman met en parallèle les grands monuments de la littérature et la vie férocement pathétique d’un employé de centre d’histoire timide et apathique dont le couple bat de l’aile. Le récit entremêle les fils des différentes histoires tirées de la vie quotidienne au Québec, de la culture historique et littéraire de la France des XIXe et XXe siècles et de l’art moderne par le personnage de Marcel Duchamp. Par ces croisements entre réalité, documentaire et fiction, le romancier réussit à épingler le malaise contemporain. Intéressant, drôle, juste, formidablement bien écrit, le texte bouge, alterne et revient en arrière. L’ingéniosité de l’auteur permet d’attacher solidement tous les filons de cette fresque romanesque aux trames multiples. Par l’alternance des époques et le mélange des genres, la narration fait des liens inusités dont seul Patrick Nicol a le secret.  

Biographie

Patrick Nicol est l’auteur de plusieurs livres, dont La nageuse au milieu du lac (2015), Prix Récit du Salon du livre du SLSL et finaliste au Prix littéraire des collégiens en 2016, et Vox populi (2016), parus tous deux chez Lr Quartanier. Il a été deux fois lauréat du Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke pour Les années confuses (Triptyque, 1996) et La blonde de Patrick Nicol (Triptyque, 2005). Les manifestations est son onzième livre.

Catégorie Poésie/Théâtre

© Olivier Clertant

Lauréat

Michel Marc Bouchard pour
La nuit où Gaudreault s’est réveillé
(Leméac)

Commentaire du jury

L’originalité de ce drame familial repose en grande partie sur son personnage principal, une thanatopractrice de renommée mondiale ayant choisi de procéder à l’embaumement de sa propre mère. Au fil d’échanges aussi touchants que divertissants, et dont la vivacité témoigne du talent de dialoguiste de l’auteur, les protagonistes dévoilent graduellement leur souffrance et leur vulnérabilité. Tout en abordant d’autres thèmes, comme la famille, la mort, la réussite et l’homosexualité, Michel Marc Bouchard dissèque l’anatomie du mensonge avec une intelligence et une sensibilité hors du commun, exposant les mécanismes qui y mènent ainsi que le caractère dévastateur de ses conséquences, tant sur les individus que sur leur communauté. Cette pièce à la mécanique bien huilée et à l’écriture parfaitement maîtrisée est clairement l’œuvre d’un dramaturge au sommet de son art.

Biographie

Dramaturge de réputation internationale, Michel Marc Bouchard est l’auteur notamment des Feluettes, des Muses orphelines et de Tom à la ferme, pièces ayant toutes fait l’objet de productions cinématographiques. Plus récemment, il a fait paraître Christine, la reine-garçon et La divine illusion, qui ont remporté un grand succès auprès de la critique et du public.

 

© Justine Latour

Finaliste

Dany Boudreault pour
Corps célestes
 
(Le Quartanier)

Commentaire du jury

Dany Boudreault surprend avec cette pièce étrange, aux accents oniriques, qui, dans un monde vaguement post apocalyptique, fait du désir sexuel une véritable obsession. Cette force viscérale, émergente chez l’un, enfouie chez les autres, jaillit, croit, et finalement, en se révélant, en s’accomplissant, détruit tout. Assurément audacieuse, cette fiction est le fruit d’un esprit qui, porté par le magma des pulsions, exalté par leur puissance incontrôlable, se laisse emprisonner dans le labyrinthe d’une sensualité se révélant à la fois la seule source de plénitude possible et la cause de toutes les catastrophes imaginables. Corps célestes provoque de l’étonnement par la singularité de son cadre fictionnel. La fascination suscitée par l’écriture fluide et inventive de l’auteur marque l’imaginaire du lecteur qui est plongé dans une ambiance bizarre et électrisante. 

Biographie

Né à Métabetchouan, au Lac-Saint-Jean, Dany Boudreault est écrivain et acteur. Au théâtre, il est l’auteur des pièces Je suis Cobain (peu importe) et de (e) Un genre d’épopée. Avec Maxime Carbonneau, il cosigne les pièces Descendance et La femme la plus dangereuse du Québec (en collaboration avec Sophie Cadieux). Il a publié deux livres de poèmes aux Herbes rouges : Et j’ai entendu les vieux dragons battre sous la peau et Voilà. Il vit à Montréal, où il enseigne le jeu à l’École nationale de théâtre du Canada et agit à titre de codirecteur artistique à la compagnie de théâtre La Messe Basse.

Catégorie
Récit/Contes/ Nouvelles

Lauréat

Michaël La Chance pour
L’épine empourprée
(Éditions Triptyque)

Commentaire du jury

Dans Une épine empourprée, Michaël La Chance réalise l’autopsie d’un nouveau rapport à la vie. À la suite d’un accident cérébral, l’auteur prend conscience du minuscule, de l’indicible, de cette machinerie fragile du cerveau où se perdent les dédales de la pensée. Sa réflexion sur la mort, la souffrance, le langage et le réel transforme sa convalescence en une introspection riche et transcendante. Afin de rester sain dans un corps affaibli, il fait appel à l’art et à la philosophie pour dompter, apprivoiser le chaos, en se laissant submerger par la marée de mots qui surgissent des ténèbres. Ce témoignage, humble et humain, montre la peur de la chute et du déclin. Il pointe l’immensité des choses que nous ne connaissons pas du monde et de nous-mêmes. Il s’agit d’un récit poétique, personnel, organique et spirituel où la maladie ouvre la porte à l’épiphanie.

Biographie

Essayiste et poète, Michaël La Chance est professeur titulaire de théorie esthétique à l’UQAC. Il est chercheur au CELAT et membre du comité de la revue Inter art actuel. Il a publié sept ouvrages de poésie et autant de proses. Récemment, il a reçu un prix d’excellence de la critique 2015 décerné par la SODEP, le Prix Ringuet de l’Académie des lettres 2015 pour Épisodies (La Peuplade 2014) et la Mention d’excellence des Écrivains francophones d’Amérique pour Crapaudines (Triptyque 2015).

Catégorie Intérêt général

Lauréat

Gérard Bouchard pour
Les nations savent-elles encore rêver ?
(Les Éditions du Boréal)

Commentaire du jury

Les nations savent-elles encore rêver ? de Gérard Bouchard traversera le temps, car c’est une œuvre extrêmement pertinente dans le contexte actuel pour appréhender le monde. L’auteur, déjà une sommité dans son domaine, s’impose avec ce livre qui fera autorité sur la question pendant de nombreuses années. Il présente un ouvrage incontournable en sciences politiques et sociales. Selon lui, la mythocritique demeure la meilleure façon d’aborder les nations et de comprendre leur fonctionnement. Cet essai en donne les clés en expliquant l’impact des mythes nationaux à l’heure de la mondialisation. Il va même jusqu’à expliciter les fondements du rêve américain. L’écriture scientifique, d’une grande rigueur, est fondée sur des faits historiques et de nombreuses références qui en assurent la validité. 

Biographie

Historien et sociologue, Gérard Bouchard est professeur au département des Sciences humaines et titulaire d’une chaire de recherche du Canada à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il est l’auteur, co-auteur, éditeur ou co-éditeur de 40 ouvrages, dont 3 romans, et de nombreux articles dans des revues scientifiques. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix du Gouverneur général du Canada en 2000 et la Légion d’honneur de France en 2002.

 

Finaliste

Rachida M’Faddel pour
La rhétorique de la séduction
(Nota Bene)

Commentaire du jury

Cet essai de Rachida M’Faddel invite à une lecture agréable qui allie savoir et poésie. La plume raffinée de l’auteure enseigne avec élégance en quoi consiste la rhétorique de la séduction. Bien que cette œuvre s’adresse à un public universitaire, elle plait à tout genre de lectorat grâce à ses grandes qualités didactiques et à son style fluide. Bien qu’accessible, la réflexion brillante qui s’en dégage est basée sur une recherche et une analyse littéraire de haut niveau. L’auteure aborde des textes sous un angle nouveau par son approche moderne du discours amoureux. Elle montre les échanges sur les réseaux sociaux d’une perspective beaucoup plus étudiée : les messages électroniques et les textos ne sont pas étrangers à une certaine forme de discours présent dans les lettres et les écrits d’autrefois. La casuistique amoureuse n’échappe pas à l’ère du numérique !

Biographie

Rachida M’Faddel est écrivaine et conférencière. Elle a participé à trois collectifs, Femmes et identités (2014), Arabitudes. L’altérité arabe au Québec (2010) et Figures, représentations et stratégies (2015), a coécrit un essai avec Alexandra Impériale et Françoise Saint-Gelais, Regards croisés, paroles de femmes : trois générations, trois religions (2012) et a codirigé avec Céline Larouche Lettres aux femmes d’ici et d’ailleurs (2017). Elle est aussi auteure des romans Le destin d’Assia – Étrange Étrangère (2005 et réédité en 2019), Le mirage Canadien (2008), Résidence Séquoia (2018) et Ensemble, malgré tout (2019).

 

Finaliste

Stanley Péan pour
De préférence la nuit
(Les Éditions du Boréal)

Commentaire du jury

Dans ce livre coup de cœur, Stanley Péan transmet sa passion pour le jazz. Il a le don de rendre intime l’histoire de ce genre musical grâce à ses larges connaissances et à ses anecdotes sympathiques qui rendent le récit croustillant. Il y fait découvrir des morceaux indispensables à toute discographie. Ce texte se dévore bouchée par bouchée. Il arrive même à convaincre les plus sceptiques de l’intérêt d’écouter ces artistes qui ont offert des performances inoubliables. Il communique avec aisance sa solide culture générale qui touche entre autres aux racines afro-américaines, au cinéma, à la littérature et au théâtre. Le titre fort bien choisi, De préférence la nuit, lance tout de suite le ton : le lecteur est appelé à se détendre et à se laisser bercer par le rythme jazzy de l’auteur qui susurre au milieu des heures sombres ces grands noms devenus de véritables légendes. 

Biographie

Stanley Péan a fait paraître depuis 1988 des romans, des récits, des recueils de nouvelles, des essais et des fictions pour la jeunesse. Journaliste culturel, traducteur, scénariste et auteur de chansons, il anime depuis dix ans l’émission Quand le jazz est là diffusée tous les soirs de semaine sur les ondes d’ICI Musique, l’antenne musicale de la radio de Radio-Canada. De préférence la nuit est son vingt-cinquième ouvrage publié.

Catégorie Jeunesse

Prix décerné par les Caisses Desjardins du Saguenay

© Chantal Poirier

Finaliste

Hervé Gagnon pour Projet Pox
(Québec Amérique)

Commentaire du jury

Avec Le Projet Pox, Hervé Gagnon convie le lecteur à une plongée historique digne d’intérêt. Ce roman jeunesse d’une belle intensité dramatique mélange l’histoire et la fiction avec adresse. La plume habile de l’auteur se perçoit par la qualité de l’intrigue et de l’écriture. Les nombreuses descriptions laissent imaginer facilement les lieux. Le suspens bien présent dans le récit pousse les jeunes à poursuivre leur lecture avec frénésie. Ce plaisir provient du texte où action et humour sont de la partie pour raconter les aventures d’orphelins confrontés à la disparition de leurs amis pensionnaires en pleine épidémie de variole. Le vocabulaire recherché et le bon niveau de langue poussent les lecteurs à s’améliorer tout en s’amusant à résoudre une énigme qui les projette dans une époque ancienne et mystérieuse aux mille périls.

Biographie

L’œuvre d’Hervé Gagnon se compose de romans jeunesse et de livres pour adultes remportant du succès au Québec comme en France. Les études de l’auteur en histoire et en muséologie imprègnent ses écrits. Se déroulant souvent dans des époques passées, ses récits tendent régulièrement vers l’ésotérisme, le fantastique et le suspense. Cap-aux-Esprits est étudié dans diverses écoles, où il a contribué à développer la passion de la lecture chez de nombreux jeunes.

 

 

Lauréate

Noémie Gauthier pour Terminal – tome 1
Insaisissable 

(Du Bouclier)

Commentaire du jury

Ce premier tome prometteur de Terminal possède un potentiel énorme. Bien ficelée, l’histoire emporte le lecteur dans un monde futuriste où la Terre a été envahie. La majorité des survivants sont cachés dans des bases souterraines ou encore dans la forêt, livrés à eux-mêmes. Joey et ses amis sont dehors depuis six ans. Jamais ils n’ont pu rejoindre un camp jusqu’à ce qu’ils découvrent un mystérieux message. Dans cet univers bien défini et cohérent, des personnages attachants tentent de tirer leur épingle du jeu dans une planète en déroute. Noémie Gauthier, par son écriture solide, méticuleuse, détaillée, nous décrit bien les pensées et les péripéties de ces hommes et ces femmes à la destinée plus qu’incertaine. Genre peu exploité en littérature jeunesse au Québec, la science-fiction est à l’honneur dans cette intrigue enlevante qui donne le goût de tourner les pages.

Biographie

Noémie Gauthier est née à Chicoutimi en 1998. Elle a une passion pour l’art et la littérature depuis toujours. Terminal : Insaisissable est le premier tome d’une trilogie dont elle a commencé l’écriture en 2014. Elle partage son temps entre ses études, sa famille, ses amis et ses loisirs. À ce jour, elle a obtenu un DEC en Arts visuels et un certificat en Création littéraire.

 

Finaliste

Emmanuel Simard pour Nocturne
(D2eux)

Commentaire du jury

Cette œuvre jeunesse, écrite par Emmanuel Simard et illustrée par Maud Legrand, offre une jolie historiette, toute en douceur, écrite dans une prose poétique adaptée aux tout-petits. Jules, un jeune garçon, sort de la maison pour se promener la nuit. Il perd son doudou, s’égare, prend peur, mais de gentils animaux du quartier le guident pour retrouver son lit, ni vu ni connu, alors que toute la maisonnée se réveille et se prépare pour la journée qui commence. Les petites bêtes qui discutent avec le garçonnet sont très mignonnes. Idéal pour le public des 3 à 4 ans, cet album à l’esthétique recherchée reproduit le défilement des pensées d’un enfant : mystères, questionnements et curiosité, tout fonctionne très bien avec cette logique de la découverte. Les images et le texte se complètent merveilleusement pour une expérience de lecture aussi amusante que charmante.

Biographie

Emmanuel Simard est né dans le Fjord saguenéen dans les années 80. Après ses études en arts, il a publié trois recueils de poésie (Poètes de brousse) et, comme il ne peut se passer de livres, il exerce le métier de libraire à Montréal.

Catégorie Découverte

 

Finaliste

Noémie Gauthier pour Terminal – tome 1
Insaisissable 

(Du Bouclier)

Commentaire du jury

Ce premier tome prometteur de Terminal possède un potentiel énorme. Bien ficelée, l’histoire emporte le lecteur dans un monde futuriste où la Terre a été envahie. La majorité des survivants sont cachés dans des bases souterraines ou encore dans la forêt, livrés à eux-mêmes. Joey et ses amis sont dehors depuis six ans. Jamais ils n’ont pu rejoindre un camp jusqu’à ce qu’ils découvrent un mystérieux message. Dans cet univers bien défini et cohérent, des personnages attachants tentent de tirer leur épingle du jeu dans une planète en déroute. Noémie Gauthier, par son écriture solide, méticuleuse, détaillée, nous décrit bien les pensées et les péripéties de ces hommes et ces femmes à la destinée plus qu’incertaine. Genre peu exploité en littérature jeunesse au Québec, la science-fiction est à l’honneur dans cette intrigue enlevante qui donne le goût de tourner les pages.

 

© Marilyn Bouchard

Lauréate

Valérie Jessica Laporte pour Méconnaissable
(Libre Expression)

Commentaire du jury

Grande révélation, ce premier roman de Valérie Jessica Laporte donne accès à une vision de la réalité divergente. Déstabilisant en raison de sa syntaxe inimitable, ce texte au talent indéniable permet d’entrer dans la tête d’une personne autiste. Grâce au regard neuf d’une fillette pas comme les autres qui s’enfuit l’espace d’un été afin de trouver sa place, le lecteur peut entrevoir la différence vue de l’intérieur. La narratrice raconte le corps qui se bloque, les jambes qui refusent d’avancer, les membres qui ne répondent plus lors des crises. Elle dit l’hypersensibilité, les sensations exacerbées, les sons insupportables. Elle nomme les règles implicites difficiles à déchiffrer, et la routine qui assure la sécurité. Surtout, cette fiction expose combien sont compliquées les relations avec les autres. Indispensable, cette première œuvre aide les neurotypiques à capter qu’il existe d’autres points de vue.

Biographie

Valérie Jessica Laporte, mère de trois enfants, vit au Saguenay. Photographe et designer graphique, elle est fascinée par l’abstraction des objets du quotidien. Lauréate en 2018 de l’hommage Michel-Francœur de la Fédération québécoise de l’autisme, propriétaire du blogue Au royaume d’une Asperger ainsi que d’une chaîne YouTube et proche de la Fondation Jean-Allard, elle est très connue dans sa région pour ses capsules-témoignages qui se veulent des ponts vers son monde, son univers d’autiste. Méconnaissable est son premier roman.