Méduse

03 janvier 2021

Critique par Keven Girard

Martine Desjardins explore, dans ce roman à la fois fantastique et allégorique, la monstruosité de l’être humain. Elle captive, voire hypnotise, par l’histoire de cette Méduse, petite fille enlaidie par des immondices aux yeux, qui se verra confiée aux mauvais traitements d’un institut de monstres. Mais qui sont-ils, justement, ces monstres? Qui peut-on réellement qualifier de monstrueux: les hors-normes ou ceux qui les marginalisent et les brutalisent?

Dans ce roman déconcertant qui dresse, à travers un récit fictif déjanté, un portrait assez réaliste de la bêtise humaine, nous retrouvons un véritable miroir sociétal qui, comme les yeux de la Méduse, nous pétrifie.

Il y a de ces livres, une fois les pages tournées, qui nous restent en tête pendant des jours, des semaines. Méduse a été l’un de ceux-là pour moi. Récemment sorti des presses, je lui souhaite une longue vie et, qui sait, quelques prix littéraires.

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