Le capitalisme expliqué à ma petite-fille

09 novembre 2020

Critique par Clara Landry

Cette conversation entre Ziegler et sa petite-fille construit un portrait particulièrement accessible des conséquences dévastatrices du capitalisme. Ce n’est certainement pas une lecture pour calmer votre écoanxiété ou votre soif de justice sociale; c’est plutôt une oeuvre qui est déstabilisante.

Le profond malaise dans lequel cette oeuvre nous plonge est toutefois nécessaire. Effectivement, dans un monde menacé par les changements climatiques et où les inégalités sociales ne cessent de s’accroître, cette lecture exige de confronter le mur vers lequel nous nous dirigeons. Ce sentiment d’urgence peut être un excellent moteur de changements, une occasion de réfléchir à notre responsabilité individuelle.

Le parcours personnel de l’auteur à l’ONU résonne dans la lecture de ce roman: il aborde à de nombreuses reprises la faim dans le monde, un enjeu très peu populaire, convenons-en, en insistant sur le fait que «ce qui nous sépare des victimes n’est que le hasard de la naissance».

Ce court roman permet donc non seulement de mieux comprendre les concepts fondamentaux du capitalisme, mais il permet aussi, à votre tour, d’ouvrir le dialogue avec vos petits-enfants, vos grands-parents ou avec un collègue lors de votre prochaine rencontre Zoom.

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