Fahrenheit 451

04 novembre 2021

Critique par Keven Girard

À des fins de recherche pour un projet d’écriture en science-fiction, j’épluche présentement les grands classiques du genre. Que d’émotions à la lecture de celui-ci. Bien que ce roman d’anticipation ait été écrit dans les années 50, il m’est apparu criant de pertinence. Bradbury brosse ici un portrait assez juste et tristement réaliste des humains du troisième millénaire.

Oublions les gadgets futuristes. Nous ne roulons pas à des vitesses folles sur les autoroutes. Aucun limier, chien de garde robot, ne peut trouver un fugitif en quelques minutes seulement. En contrepartie, qu’en est-il de la superficialité de nos esprits? Du rôle de plus en plus abstrait de la littérature, de l’étude du passé pour mieux comprendre le présent. Du loisir et du divertissement à tout prix, de l’anéantissement de l’esprit critique?

Voilà la prophétie de l’auteur. Un monde assouvi aux caprices de l’obscurantisme, où les livres doivent être brûlés. Une humanité isolée, à la fois face aux autres, mais face à soi-même, où les dépressions se règlent à coup de machines, où le taux de suicide est élevé mais peu connu. Où tout est apparence de cohésion, alors qu’une guerre éclatera d’un jour à l’autre. Et à travers cela, des femmes et des hommes qui s’uniront contre cette noirceur sociale.

La fin m’a bouleversé. L’image est d’une beauté infinie. Chacun de nous a le pouvoir de porter un peu d’espoir, de curiosité, pour changer le monde à sa façon, dans son unicité.

Un livre à dévorer sans retenue.

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