COVID-19: 100 jours du grand confinement

08 novembre 2020

Critique par Michel Tremblay

«Jules fut déclaré mort le 26 mai, mais est-il parti le 24 ou le 25?, s’interroge son frère. L’urgence, pour les rares préposées, était d’apaiser les patients qui étouffaient, qui criaient leur mal, en se disant que ceux qui ne bronchaient pas allaient bien.»

Extrait des propos recueillis par Michel Nadeau, l’un des trois auteurs avec Dominic Champagne et Steven Guilbeault qui, par leurs textes, ponctuent admirablement bien le livre du photographe Jacques Nadeau.

Jacques Nadeau, photojournaliste au Devoir depuis 1990, nous propose, dans son dernier livre de photographie, COVID-19: 100 jours du grand confinement, des images fortes desquelles se dégage une sensibilité affolante. Un livre habilement construit qui laisse évidemment place au talent du photographe, mais aussi aux textes qui rythment la symphonie d’images.

De COVID-19: 100 jours du grand confinement, certains pourront dire que c’est un portrait montréalais de la pandémie, mais c’est là que le grand talent du photographe intervient, car ses images dépassent ce point de vue. Elles ont une dimension universelle. Dans chacune d’entre elles, il est approprié de voir une ressemblance avec un ou une proche ou à des situations vécues partout au Québec et ailleurs.

Loin d’être déprimant, le livre de Jacques Nadeau nous laisse entrevoir que la vie à l’extrémité de l’arc-en-ciel est plus forte que tout.

Jacques Nadeau fait la preuve que les images des photojournalistes sont des outils de réflexion et de compréhension du présent et sont aussi les archives de demain.

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